CGT : le congrès
La CGT tient son 49ème Congrès à Nantes cette semaine et si certains ne veulent voir dans cet événement qu’un rituel statutaire ou une simple formalité conduisant à
l’élection d’un chef, il en va autrement dans la réalité.
L’enjeu des débats qui vont s’y tenir et qui se sont tenus dans sa préparation concernent tous les salariés. La première centrale syndicale du pays s’interroge sur ses pratiques, ses structures. Elle réfléchit à être plus proche des salariés dans la diversité de leurs situations. Les bouleversements du paysage économique, les restructurations des entreprises, la précarité grandissante, notamment, obligent à repenser un syndicalisme en qui les salariés placent de grands espoirs, de lourdes responsabilités, mais qu’ils n’investissent pas aussi largement en se syndiquant eux-mêmes.

Dans les circonstances mêmes les plus difficiles, les salariés tentent de s’aménager des espaces de libertés, des espaces d’intervention où ils deviennent acteurs et même créateurs. Pas forcement dans le sens artistique, mais dans le sens où en permanence, ils inventent dans leur travail ce que les chercheurs appellent le « pouvoir d’agir ». Cela va plus loin que le constat entre travail prescrit et travail réel. Dans cette différence, il y a un ressort d’émancipation des salariés.