Santé et travail : continuer le travail….
Après avoir largement participé à l’amender, la CGT a décidé après consultation de ses adhérents de ne pas ratifier l’accord sur la qualité de vie au travail, présenté à la signature le 2 juillet.
Nos raisons et notre analyse :
L’approche privilégiée par la Direction est une approche structurelle. La santé est gérée comme les affaires. Elle vise à mettre en place une organisation de la santé au travail adaptée au Groupe au travers :
– D’une commission centrale « Qualité de vie au travail »
– D’un médecin conseil, coordinateur de tout le groupe
« vision » résolument « comptable » dont l’objectif est de mesurer par des bilans chiffrés les moyens des services de santé en vue de décliner les « bonnes pratiques » à l’identique de people first.
La mise en place d’un médecin conseil de coordination médicale n’est pas sans susciter des interrogations en matière de déontologie pour l’ensemble des acteurs des services de santé au travail : médecins du travail, assistantes sociales, infirmières.
Les véritables sujets n’y sont pas traités

Des négociations ont débuté en juin 2008. Elles aboutissent aujourd’hui sur un projet d’accord groupe Thales, intitulé initialement « accord sur la santé au travail » par la Direction qui a souhaité le faire évoluer sous la forme de « accord sur la qualité de vie au travail ». Au terme de ces négociations, le projet d’accord est proposé à la signature auprès des différentes organisations syndicales pour une mise en application en septembre 2009.
impacte fortement les offres d’emplois déposées à l’Agence Pour l’Emploi des Cadres. L ’APEC annonce en effet une chute de 27 % des offres et des prévisions « au plus bas depuis 2002 » pour le deuxième trimestre. Outre la récession, la chute du niveau des investissements des entreprises s’avère particulièrement délétère pour l’emploi des cadres, explique l’APEC. La proportion d’entreprises de plus de 100 salariés qui recrutent des cadres, est tombée à 44%au 1er trimestre, contre 56%au 1er trimestre 2008 et « à peine plus d’une entreprise sur trois (36 %), contre une sur deux (48 %) l’an passé, prévoit d’embaucher au cours du 2ème trimestre ».Les salariés les plus qualifiés et en responsabilités ne sont donc pas épargnés par les effets de la crise, pas plus qu’ils ne le sont au final par les politiques de restructuration des entreprises. Dans ces derniers mois et même avant que n’éclate la crise des subprimes, l’industrie pharmaceutique pour ne citer qu’elle, a largement annoncé des dégraissages massifs. Si les feux de l’actualité sont naturellement braqués vers les fermetures d’usine et les réductions d’emplois dans la production, il ne faudrait pas imaginer que les entreprises renoncent à faire baisser le coût du travail qualifié.