Situation économique, sociale, industrielle : besoin d’intervenir
Pour la première fois, un Président de la République participait à l’université d’été du MEDEF. Tout un symbole, mais pas seulement.
Remise en cause des régimes « spéciaux », poursuite des attaques contre la retraite, mise en place de la franchise médicale, loi répressive contre les travailleurs immigrés et leur famille, casse programmée du contrat de travail : le licenciement serait remplacé par la notion de « séparation à l’amiable », recodification du code du travail, la protection des salariées réduite à sa portion minimale, nouvel « assouplissement » des 35 heures, fusion Anpe/Unedic avant la fin de l’année, non-remplacement d’un fonctionnaire sur trois dès 2008, etc…

A l’initiative du syndicat CGT TAD, un premier pas significatif vers un nouveau droit au sein de l’entreprise a été franchi. Initiative reprise en grande partie dans l’accord groupe. Ce nouveau droit s’inscrit dans la logique de la Sécurité Sociale Professionnelle. Force est de constater que les plans de licenciements se succèdent, insécurisant ainsi de plus en plus de salariés, les excluant du monde du travail, mais également de la vie sociale, situation inadmissible et insupportable pour une société qui se prétend développée.
Tout comme sur les deux autres accords, la signature de la CGT en novembre dernier sur ce texte vise, en enregistrant des avancées significatives de contenu, à mettre de la cohérence dans les pratiques convenues en matières de droits supplémentaires d’exercice des droits concernant la représentation des salariés. Cet accord, par ailleurs, ne remet pas en cause les pratiques plus favorables existantes dans les sociétés du groupe. Il est d’application immédiate.