Après 6 jours de grève, les salariés d’Aix prouvent que d’autres choix sont possibles
La direction de Thales Services a décidé d’abandonner tout ou partie des activités d’infogérance. Après avoir justifié ce choix par un abandon des métiers de l’infogérance de proximité, elle rajoute un deuxième critère depuis la création de SBL Systèmes Critiques : « être positionné sur des activités critiques ».
Le rapport d’expertise montre que ces deux critères relèvent de l’ensemble flou et que les détourages sont difficiles à faire, laissant ainsi les mains libres aux stratèges pour céder des parties de Thales Services, au gré des repreneurs. Cette stratégie conduirait à une perte importante de compétences et fragiliserait tout Thales services. Ce pari hasardeux doit être combattu par tous ceux qui en subiraient lourdement les conséquences.

A l’époque, les élus du personnel avaient alerté des conséquences néfastes de cette décision sur les métiers de l’infogérance et sur l’avenir de l’agence d’Aix-en-Provence entièrement tournée vers ce business. Le bilan aujourd’hui montre qu’ils ne s’étaient pas trompés : contrats délibérément perdus ou non renouvelés, pressions et harcèlement sur les salariés les poussant à la démission (pendant cette période, l’agence d’Aix a perdu la moitié de ses effectifs), augmentation très importante des sous-traitants, … C’est toute une partie des métiers de l’infogérance qui est fragilisée dans toute l’entreprise et maintenant une première étape visant à céder à OSIATIS l’activité d’infogérance de l’agence d’Aix avec les 60 ingénieurs, cadres, techniciens et administratifs qui la composent.
Maladie à l’équilibre en 2007. En fait, le déficit a été de 8 milliards d’euros en 2005, 6 milliards en 2006 et 7 milliards en 2007. Il serait de 4,1 milliards cette année. Il convient de se rappeler que ces déficits qui ne sont pas abyssaux (4 % du budget de la Sécu) sont principalement dû à des données structurelles qui nécessitent une réforme du financement de la Sécu et de la protection sociale en général. Ils sont accentués par le fait qu’une part notable des ressources qui devraient lui être affectées, est détournée ; penser notamment aux 5 milliards non compensés d’exonérations sociales, à toutes les niches fiscales, il y en a 486 de recensées qui représentent près de 73 milliards d’euros et privent de ressources notre système de solidarité.
Cette baisse du niveau des pensions résulte de choix délibérés : Différer les départs au-delà de 60 ans pour les salariés qui auraient les conditions (de plus en plus draconiennes) de partir à 60 ans et qui devant un taux de remplacement si faible préféreront continuer à travailler. Se désengager du financement de la retraite par répartition par essence même collective, solidaire, sécurisée, afin de lui substituer à terme des systèmes d’épargne retraite par essence même individuels, risqués, beaucoup plus coûteux, et foncièrement inégalitaires.