Faillite financière
Tirer toutes les leçons de la crise financière et ouvrir la voie à une politique industrielle porteuse de progrès technologique et social L’éclatement de la bulle financière conduisant aux faillites successives de banques et à la chute des places boursières révèle en plein jour la fragilité et l’ineptie de cette économie spéculative déconnectée de la vie réelle. Rappelons-nous comment les joueurs de «Monopoly » et de « Poker menteur » relayés par des médias bien pensants nous assénaient depuis des années leurs discours sur la nécessité de ne pas en demander trop sur les salaires et les investissements dans les hommes (formations, conditions de travail, RTT…).

Maladie à l’équilibre en 2007. En fait, le déficit a été de 8 milliards d’euros en 2005, 6 milliards en 2006 et 7 milliards en 2007. Il serait de 4,1 milliards cette année. Il convient de se rappeler que ces déficits qui ne sont pas abyssaux (4 % du budget de la Sécu) sont principalement dû à des données structurelles qui nécessitent une réforme du financement de la Sécu et de la protection sociale en général. Ils sont accentués par le fait qu’une part notable des ressources qui devraient lui être affectées, est détournée ; penser notamment aux 5 milliards non compensés d’exonérations sociales, à toutes les niches fiscales, il y en a 486 de recensées qui représentent près de 73 milliards d’euros et privent de ressources notre système de solidarité.
Cette baisse du niveau des pensions résulte de choix délibérés : Différer les départs au-delà de 60 ans pour les salariés qui auraient les conditions (de plus en plus draconiennes) de partir à 60 ans et qui devant un taux de remplacement si faible préféreront continuer à travailler. Se désengager du financement de la retraite par répartition par essence même collective, solidaire, sécurisée, afin de lui substituer à terme des systèmes d’épargne retraite par essence même individuels, risqués, beaucoup plus coûteux, et foncièrement inégalitaires.