L’entretien individuel : le prescrit et le réel
Depuis début septembre, et cela va durer jusqu’à la fin du premier trimestre 2009, nous sommes entrés dans la période des entretiens annuels, entre les salariés et leurs hiérarchies.
Tout d’abord l’Entretien de Développement Professionnel et formation(EDP), avec un point d’étape à mi-année sur les objectifs, puis viendront, début 2009, les Entretiens Annuels d’Activité (EAA).
Les prescriptions de l’exercice sont pourtant claires : permettre des échanges constructifs et francs.
Dans le principe, le fait de pouvoir rencontrer sa hiérarchie dans ce contexte devrait motiver tout un chacun et en faire un grand moment de cordiale liberté.
D’où vient alors ce sentiment plus ou moins diffus d’avoir à passer un examen, voire devant un tribunal ? Pourquoi ces pics de stress quand approche l’échéance ?

A l’époque, les élus du personnel avaient alerté des conséquences néfastes de cette décision sur les métiers de l’infogérance et sur l’avenir de l’agence d’Aix-en-Provence entièrement tournée vers ce business. Le bilan aujourd’hui montre qu’ils ne s’étaient pas trompés : contrats délibérément perdus ou non renouvelés, pressions et harcèlement sur les salariés les poussant à la démission (pendant cette période, l’agence d’Aix a perdu la moitié de ses effectifs), augmentation très importante des sous-traitants, … C’est toute une partie des métiers de l’infogérance qui est fragilisée dans toute l’entreprise et maintenant une première étape visant à céder à OSIATIS l’activité d’infogérance de l’agence d’Aix avec les 60 ingénieurs, cadres, techniciens et administratifs qui la composent.
Maladie à l’équilibre en 2007. En fait, le déficit a été de 8 milliards d’euros en 2005, 6 milliards en 2006 et 7 milliards en 2007. Il serait de 4,1 milliards cette année. Il convient de se rappeler que ces déficits qui ne sont pas abyssaux (4 % du budget de la Sécu) sont principalement dû à des données structurelles qui nécessitent une réforme du financement de la Sécu et de la protection sociale en général. Ils sont accentués par le fait qu’une part notable des ressources qui devraient lui être affectées, est détournée ; penser notamment aux 5 milliards non compensés d’exonérations sociales, à toutes les niches fiscales, il y en a 486 de recensées qui représentent près de 73 milliards d’euros et privent de ressources notre système de solidarité.
Cette baisse du niveau des pensions résulte de choix délibérés : Différer les départs au-delà de 60 ans pour les salariés qui auraient les conditions (de plus en plus draconiennes) de partir à 60 ans et qui devant un taux de remplacement si faible préféreront continuer à travailler. Se désengager du financement de la retraite par répartition par essence même collective, solidaire, sécurisée, afin de lui substituer à terme des systèmes d’épargne retraite par essence même individuels, risqués, beaucoup plus coûteux, et foncièrement inégalitaires.