Communiqué de presse: sans Bromo, TAS se porte bien

Prise de commandes record !

Alors que la direction veut nous vendre la nécessité d’avoir un géant européen du spatial pour accéder au marché, les faits démontrent tout le contraire. En effet, l’actualité commerciale de TAS a été intense cet été. Après la signature de GocSatLux, premier satellite B2 militarisé, en début d’année, nous avons signé cet été le premier SPI en bande KA pour EshailSat ainsi qu’un satellite B2 pour NigSatcom. La presse a annoncé le gain par TAS d’un contrat avec l’ESA pour l’upgrade de Copernicus d’un montant de 700M€ !

TAS-I n’est pas en reste, puisque le contrat Prisma a été signé avec OHB-I qui est prime du développement de ce satellite d’observation de la Terre de Seconde Génération, pour le compte de l’Agence spatiale italienne (ASI). La commission a officialisé fin juillet la commande de mise ne production de la constellation IRIS² avec le consortium d’opérateurs SpaceRise. Ce dernier va passer des contrats avec les industriels et, d’après nos sources, la part pour TAS sera nettement plus importante que prévue initialement. Ce contrat est la preuve irréfutable que l’on peut faire des grands projets spatiaux européens basé sur des coopérations industrielles et donc que des projets de fusion comme Bromo ne sont pas nécessaires.

Enfin, dans le domaine des Télécoms, TAS a gagné le contrat SpainSat NG 3 avec ADS. La preuve qu’aujourd’hui encore les coopérations industrielles sont possibles !

A tous ces gains de contrats viennent s’ajouter de nombreuses offres en cours qui pourraient déboucher sur d’autres bonnes nouvelles avant la fin de l’année.

La CGT est d’ores et déjà capable de prévoir une prise de commande record pour 2026, grâce aux informations collectées dans la presse et dans son réseau: par rapport à une année moyenne, la valeur du montant des contrats signés sera au moins doublé !

TAS a donc un avenir sans Bromo !

Ce qu’il faudra retenir de cet été, c’est que :

  • Les coopérations industrielles sont encore le présent et l’avenir du spatial européen comme le démontre les contrats SpainSat NG, Prisma, IRIS² … et donc Bromo n’est pas utile !
  • De grands programmes européens du spatial peuvent encore être lancés et poursuivis, avec une contribution importante de TAS, comme IRIS², COPERNICUS, GALILEO G2 … et donc Bromo n’est pas utile !
  • La politique produit de TAS correspond bien aux attentes du marché et donc TAS a bien un avenir sans Bromo !

C’est pour cela que la CGT travaille depuis des moins sur un projet alternatif à Bromo pour la filière spatiale.

La CGT port un projet alternatif

La première matinée sera consacrée à la financiarisation de la filière spatiale, en partant du constat de ce qui s’est déjà passé chez Ariane et au CNES. Les alternatives qui ont été et/ou sont encore portées par les travailleurs de ses entreprises seront exposés. Le projet Bromo sera aussi abordé avec la même approche. Les députés Arnaud Simion et Christine Arrighi et l’ancien Président Adjoint de la Banque de France, Denis Durand interviendront en plus des représentants CGT de la filière.

En début d’après-midi nous poursuivront nos travaux sur l’analyse de la militarisation de l’espace. Arnaud Saint Martin, député, s’exprimera, avec les représentants CGT de la Fédération des travailleurs de l’Etat (branche dont dépendent les agents du ministère des armées et de la DGA), de l’ONERA , de sociétés sous- traitante du spatial.

En deuxième partie d’après-midi nous aborderons les enjeux de l’exploration de l’espace en différenciant l’exploration scientifique du tourisme spatial. Nous aurons le plaisir et l’honneur d’assister à l’intervention de Philippe Perrin, astronaute, et du chercheur et sociologue sur le secteur spatial, Irénée Regnault, pour accompagner les militants CGT du CNES et du CNRS sur cette table ronde.

Nous finirons cette journée par un moment d’échange autour du témoignage des militants du syndicat UTG en direct de la Guyane.

Le 9 septembre, nous travaillerons sur 2 tables rondes. Une sur la santé au travail revenant notamment sur la condamnation de TAS en décembre 2025, avec Coralie Perez, économiste à la Sorbonne, et Maria Le Calvez, experte en analyse des conditions de travail chez Secafi. L’autre table ronde sera consacrée à l’impact du spatial sur son environnement avec plusieurs angles d’analyse :

  • une approche globale, avec Goneri LE COZANNET, co-auteur du dernier rapport du GIEC et membre du Haut Conseil pour le Climat,
  • une approche sur l’utilité du spatial pour la prévention des effets du dérèglement climatique, avec un militant CGT de Météo France,
  • une approche sur l’écoconception pour minimiser l’impact de la production spatiale sur le dérèglement climatique,
  • une approche démontrant l’impact sur les populations à proximité des sites de la filière spatiale avec le Député Jean-Victor Castor : il mettra en lumière la situation guyanaise.

Nous consacrerons l’après-midi à un rassemblement public. Nous y rendrons compte de l’avancée de nos travaux, et de la volonté des travailleuses et travailleurs du spatial de sortir de la financiarisation de la filière : Ils se battent pour la réorienter vers des projets dont la ayant pour priorité de rendre des services concrets et utiles à la population générale… et non de remonter des dividendes aux actionnaires !

Vous trouverez plus de détail ici : https://ftm-cgt.fr/sommet-des-travailleurs-du-spatial-les-8-et-9-septembre-2026/

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