Convention Collectives Métallurgie: Début des négociations Thales

Une nouvelle convention collective de la métallurgie a été signée nationalement le 7 février 2022 par la cfdt, fo et la cfe-cgc. La FTM (Fédération des Travailleurs de la Métallurgie) CGT, après une grande consultation des salariés, dont ceux de Thales, a décidé de ne pas signer cet accord qui entérine de très nombreux recul sociaux.

Cette convention collective de la métallurgie doit s’appliquer intégralement, dans toutes les entreprises de notre branche, au 1er janvier 2024.

En ce qui concerne Thales, des négociations ont débuté ce 25 juillet 2022 pour son application au sein du Groupe. La CGT Thales a affiché, dès le début de la réunion, ses principaux repères revendicatifs pour cette négociation majeure.

Déclaration CGT Thales à la réunion du 25 juillet 2022 concernant la nouvelle convention collective

Une nouvelle Convention Collective a été signée le 7 février 2022.

Celle-ci, comme vous le savez n’a pas été signée par la CGT, après une consultation nationale des travailleurs de la métallurgie. Cette non signature a des raisons fondamentales que nous détaillerons point par point ; mais en un mot, nous avons estimé que sur de très nombreux points, elle va entrainer une régression sociale pour l’ensemble des 1,5 millions de métallos de notre pays.

La branche métallurgie est composée de 90% de PME où la très grande majorité de celles-ci n’ont aucun syndicat, alors comment croire que ces nouvelles dispositions vont être mise en œuvre avec l’objectif d’un progrès social ?

Cette Nouvelle Convention Collective a été négociée pour les 50 ans à venir, ce qui va, de fait, écraser toutes celles conquises tout au long du XXième siècle grâce aux luttes des travailleurs de 1936, 1945, 1968, 1981 ou encore 1995 par exemple.

Notre responsabilité est donc grande, car le résultat de cette négociation va conditionner la majeure partie des droits des salariés des générations à venir.

Il est important de rappeler que le choix social dans Thales, contenu dans de nombreux accords, ne fait que repose que partiellement sur le dispositif conventionnel de la métallurgie actuel. Notre droit social, construit lui aussi au fil des ans, et bien souvent par la lutte des travailleurs du Groupe, va bien au-delà du droit de la branche et ceci dans de nombreux domaines.

Par conséquent, nous n’accepterons pas une négociation qui n’a que l’ambition de la mise en œuvre du déploiement de la Nouvelle Convention Collective.

Pour la CGT, nous entrons dans cette négociation avec l’ambition d’améliorer le droit social des salariés de Thales mais également que celui-ci soit une base pour les salariés des entreprises sous-traitantes de notre Groupe.

Sur ces bases, nous demandons à ce que le préambule soit étoffé et ne soit pas qu’une introduction pratique.

Votre proposition d’accord se réduit à un accord pratique de méthodologie, ce qui est sans doute nécessaire vu l’ampleur de cette négociation mais il ne se suffit pas à lui-même.

Pour notre syndicat, nous demandons à ce que des accords spécifiques soient négociés et en particulier concernant les classifications.

Sur ce sujet et ceci sans être exhaustif, la CGT aura quelques exigences, telles que :

  • La reconnaissance de tous les diplômes ;
  • La garantie salariale en cas de changement de poste de travail ;
  • Une évolution automatique de carrière minimale ;
  • La garantie qu’il n’y aura pas de plafond de verre en matière d’évolution salariale pour une personne ne changeant pas de poste de travail.

Tout ceci vient améliorer l’accord de branche et exige de ce fait un accord groupe.

Concernant la prévoyance, sujet que nous allons sans doute aborder plus précisément aujourd’hui, nous souhaitons garder les prestations au moins au niveau actuel, car nos réserves sont importantes et nous pouvons absorber sans problème l’évolution des cotisations.

La Nouvelle Convention Collective fait une différence sur les droits des salariés en fonction de leur « statut ». C’est une mesure unique qui est totalement à l’opposé de ce qui a été construit dans le Groupe, où tous les salariés avaient des droits identiques.

Concernant la maladie, la Nouvelle Convention Collective a supprimé un article important qui figure dans l’ancienne Convention Collective (qui a cours encore jusqu’au 31 décembre 2023), celui qui empêchait un employeur de licencier un salarié en arrêt maladie tant qu’il était indemnisé partiellement par l’entreprise (donc jusqu’à un an, suivant l’ancienneté). Cet article a été simplement remplacé par une majoration de l’indemnité de licenciement.

C’est totalement inacceptable et nous demandons par conséquent que ce choix, cette sécurisation pour les personnes en situation de fragilité, demeure dans notre Groupe.

Voilà, de façon non exhaustive quelques points qui nous tiennent particulièrement à cœur.

Sur tous les autres sujets, nous les détaillerons lors des négociations de septembre 2022.

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