Accord cadre européen TALK
POSITION de la Fédération de la Métallurgie CGT sur l’accord cadre européen sur l’entretien annuel d’activité transparent pour l’écoute mutuelle et le développement des savoir-faire professionnels (TALK)
Au vu de la (brève) période de consultation de nos syndicats concernés, au sein du Groupe Thales, la Fédération de la Métallurgie CGT
Constate
l’écart conséquent entre le texte de l’accord, les propositions et les objectifs poursuivis par nos organisations dans cette négociation, synthétisés dans leur contribution intitulée « Les repères CGT pour la négociation de l’accord sur les fondements de l’entretien annuel d’activité chez Thales » en février 2010, transmise au groupe restreint de négociation et à la FEM le 1er février 2010.
Considère que :
la méthodologie de négociation déployée, sur laquelle nous avions émis de grandes réserves lors de notre avis positif sur l’accord IDEA, ne permet, ni de constituer un point de vue syndical européen au travers d’un texte de référence à confronter au projet direction, ni d’assurer un aller/retour soigné afin de pouvoir impliquer nos syndicats au niveau adéquat.

Après plusieurs mois de négociations entre les organisations syndicales centrales et la Direction de THALES, nous pouvons désormais vous présenter l’accord sur la composition et le fonctionnement du Comité Inter Entreprises Thales qui a été signé par les organisations syndicales représentatives (CGT – CFDT – CFE CGC et FO, la CFTC n’ayant pas signé cet accord).
A l’initiative du syndicat CGT TAD, un premier pas significatif vers un nouveau droit au sein de l’entreprise a été franchi. Initiative reprise en grande partie dans l’accord groupe. Ce nouveau droit s’inscrit dans la logique de la Sécurité Sociale Professionnelle. Force est de constater que les plans de licenciements se succèdent, insécurisant ainsi de plus en plus de salariés, les excluant du monde du travail, mais également de la vie sociale, situation inadmissible et insupportable pour une société qui se prétend développée.
Tout comme sur les deux autres accords, la signature de la CGT en novembre dernier sur ce texte vise, en enregistrant des avancées significatives de contenu, à mettre de la cohérence dans les pratiques convenues en matières de droits supplémentaires d’exercice des droits concernant la représentation des salariés. Cet accord, par ailleurs, ne remet pas en cause les pratiques plus favorables existantes dans les sociétés du groupe. Il est d’application immédiate.