La direction de notre Groupe pensait certainement que l’application des augmentations de salaire en ce début avril allait faire cessions les mobilisations. Et bien non !
Ce que la direction n’a visiblement toujours pas compris c’est le ressenti des salarié.s, face à une situation économique record, une charge de travail qui déborde dans la plupart du Groupe, une visibilité de croissance de long terme et à l’opposé une politique salariale si basse, et qui ne rattrape pas le retard de pouvoir d’achat, de pouvoir de vivre, des années précédente et ne paye pas l’accroissement des qualifications de toutes et tous. C’est ce que montre les premiers résultats de notre sondage intersyndicale Groupe.
Du fait de la politique de financiarisation de notre Groupe, tournée uniquement vers les marchés financiers, les politiques salariales sont d’année en année en baisse, alors que nos résultats sont eux en net augmentation.
Il serait temps que notre direction retrouve le chemin de l’intérêt collectif, et investissent à la fois dans notre Groupe, nos outils, nos sites mais aussi vers celles et ceux qui, part leur travail, créent la richesse: nous les salarié.es.
Pour l’instant, la seule réponse qu’à trouvé la direction est le mépris pour les salarié.es. Alors oui il est nécessaire de continuer et amplifier les mobilisations partout, le plus possible. Rien n’est encore joué, il est possible de pousser la direction à revoir sa politique salariale pour cette année, l’application des augmentations en ce début avril ne signe pas la fin de nos actions.
Les mouvements de grèves sont en cours actuellement, sur Mérignac ou Toulouse par exemple, notamment sur des projets Rafale, Systèmes avionique, PureFlyt…. Ces grèves sont nécessaires pour faire plier la direction. Des caisses de grèves sont en place sur ces établissements pour soutenir le mouvement.
https://www.cotizup.com/caisse-greve-thales-toulouse
https://www.cotizup.com/greve-thales-merignac
En s’inspirant de ces exemples, en multipliant dans le Groupe les mobilisations, les grèves, les actions visibles, nous pouvons obtenir satisfaction sur nos revendications salariales. N’oublions pas que le coût du capital dans notre Groupe c’est 1000€ par an et par salarié.e dilapidés sous forme de dividendes ou de rachats d’actions !