Management

Un management pathogène et meurtrier

La lettre de l’UGICT-CGT, editorial
En bonne logique, cet éditorial aurait du être consacré aux inégalités entre les femmes et les hommes au travail comme dans la vie.
A ce fameux plafond de verre qui bouche l’horizon de nombre de femmes qualifiées et en responsabilités.
Mais voilà, l’actualité encore une fois s’est faite plus dramatique et nous invite à ne pas passer sous silence trois suicides qui se sont déroulés la semaine dernière.
Trois cadres, l’un à la CPAM de Béziers, l’autre à La Poste à Rennes et le troisième à la Banque Populaire à la Roche-sur-Foron se sont donné la mort sur leur lieu de travail.

Du grand bonheur de manager… ou les dégats des injonctions contradictoires.

Et si à force de contrainte, de non reconnaissance, de pressions, de reproches accumulés, le rôle de cadre n’exerçait plus aucun attrait ? La question n’est pas si saugrenue puisque l’association Entreprise & Personnel regroupant des directeurs de ressources humaines se l’est posée. Certes pas dans ces termes, mais elle constate néanmoins dans une note présentée à la presse jeudi que les entreprises sont « pour la première fois de manière aussi visible » confrontées à « des refus catégoriques » de devenir cadres.
« Etre manager est devenu un concept flou, trop complexe et finalement de moins en moins valorisé », ajoute la note, et il y a peu de chances que cela change, « au contraire », car les exigences ne cessent de s’accroître.