Emploi

Thales avionics : les delocalisations conduisent à… des délocalisations.

L’expert du CCE de Thales avionics a rendu son rapport sur l’analyse économique des délocalisations vers Singapour de certaines productions .
Rappel des faits
Airbus-A320.jpg En 2007 :
– Thales Avionics lance un plan de transfert de ses achats vers l’Asie pour l’électronique et vers le Maghreb pour la mécanique.
En 2009 : TAV annonce le « Plan d’Adaptation Industrielle ». Il s’agit, entre autre, de délocaliser la production des produits A320 actuels (legacy) puis leurs rénovations (Power 8) vers un pays low cost et zone dollar (US). Singapour est retenu, Thales Avionics y ayant un centre de réparation- maintenance depuis de nombreuses années.
Le Plan d’Adaptation Industrielle comporte un volet renforcement d’une structure industrielle à Vendôme consacré aux très petites séries (produits multi-unitaires).
En 2010 : le gouvernement autorise cette délocalisation.

Haro sur les cols blancs ?

Il en va des rapports de la Cour des comptes comme des préparations d’artillerie avant l’assaut.
im430.jpg Ils servent souvent à préparer l’opinion par des chiffres –c’est toujours incontestable n’est-ce pas les chiffres ?- afin de lui administrer ensuite une bonne purge afin que le malade meure guéri.
La semaine passée il s’est donc trouvé au détour d’un rapport traitant de la dette cumulée de l’assurance chômage (18,4 milliards d’euros en 2013), un passage pour stigmatiser l’indemnisation des cadres.
Jugée trop élevée, trop généreuse et sans équivalent en Europe.

accord minoritaire sur "le marché du travail : et après ?

La signature de l’accord sur la « sécurisation du marché du travail » adechire.JPG été saluée comme un grand bond en avant de la démocratie sociale et l’entrée de notre pays dans le concert de ceux où le dialogue social est un long fleuve tranquille.
De la patronne du MEDEF à certains membres du gouvernement et de la majorité, on intime à la représentation nationale une sorte de déférence.
Les députés doivent voter comme un seul homme un texte dont le gouvernement ne devrait pas changer la moindre virgule. Mais voilà, ce texte n’est pas bon pour un tas de raisons que la CGT va s’employer à expliquer aux salariés pour qu’ils se mobilisent, aux élus de la Nation pour qu’ils n’entérinent pas des mesures régressives compensées par des avancées gadgets, illusoires, des promesses dont l’application est soumise à des négociations dans les entreprises elles-­ mêmes ou à une application seulement en 2016.

Mariage pour tous et précarité pour chacun

Pas question d’opposer dans notre esprit les avancées sociétales et les questionspressoir.JPG économiques et sociales, mais il faut tout de même reconnaître et regretter que le sujet ô combien important du mariage pour tous a fait passer en arrière plan le résultat calamiteux de la négociation sur la réforme du marché du travail.
Dès le départ, le Medef n’a eu de cesse d’obtenir de plus grandes facilités de licenciements et une plus grande sécurité juridique pour se débarrasser des salariés, tandis que le gouvernement avait donné une feuille de route qui impliquait plus de sécurité pour les salariés. In fine, c’est le patronat qui sort grand gagnant de ce qu’il faut bien appeler un marché de dupes.

voir la déclaration explicative de la fédération FTM CGT et

Alerte à la dérèglementation du droit du travail

La Direction confédérale de la CGT réunie le 18 décembre 2012 alerte tous les salariés.
La négociation en cours sur la « sécurisation de l’emploi » s’oriente de plus en plus vers une plus grande flexibilité telle que l’exige le MEDEF.alerte.JPG Elle ne répond pas à la situation d’urgence sociale, de précarité galopante et d’explosion du chômage.
Cette négociation s’est ouverte à l’initiative du gouvernement avec pour objectifs : lutter contre la précarité, sécuriser l’emploi, améliorer les procédures de licenciement collectif et les dispositifs de chômage partiel.
Or, malgré les propositions de la CGT, le MEDEF persiste à utiliser cette négociation et la crise économique, pour tenter d’obtenir une régression du droit du travail sans précédent.